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Pour Mgr Jachiet, les Couloirs humanitaires participent au changement de regard sur les migrants (26/06/2018)

32 personnes sont arrivées à Paris via les Couloirs humanitaires, vendredi 22 juin 2018. Membre de la Commission épiscopale pour la mission universelle de l'Eglise, au titre de la pastorale des migrants, Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, était à la descente de l'avion. Propos recueillis par Claire Rocher (SNPMPI).

Pourquoi avoir voulu participer à cet accueil et comment s'est-il passé pour vous ?

La Conférence des évêques de France est partenaire du projet des Couloirs humanitaires. Je crois qu'il est important que nous nous manifestions, y compris nous les évêques. Ensuite, j'avais envie de partager un moment à la fois symbolique et révélateur de toute cette chaîne d'entraide des Couloirs humanitaires (...).

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Lettre d'information du diocèse de Besançon sur les Couloirs humanitaires (25/06/2018)

Dans le diocèse de Besançon, la "Mobilisation de l'Eglise pour l'accueil de l'Etranger" consacre sa lettre d'informations de juin 2018 aux Couloirs humanitaires. 
 
En effet, les familles Samaan et Mikho ont été accueillies en mai dernier. Elles sont désormais sept à être accompagnées dans le Doubs sur les trente accompagnées en France, grâce à ce projet oecuménique.
 
On y lit notamment le témoignage d'un membre du collectif "Ensemble Solidarité Migrants Saint-Ferjeux" qui a vécu l'arrivée des réfugiés à l'aéroport. 
 
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Des nouvelles des Couloirs Humanitaires - newsletter n°2 (30/05/2018)

 
Dans cette newsletter des Couloirs Humanitaires, il est question des dernières arrivées. On y trouve aussi une carte qui localise les familles accueillies et les collectifs sur l'ensemble du territoire.
 
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« Il faut y aller pour comprendre les conditions de vie dans les camps » (28/05/2018)

Délégué à la Pastorale des Migrants du diocèse de Besançon, Nicolas Oudot s'est rendu à Beyrouth (Liban) avec deux autres partenaires du projet des Couloirs humanitaires. Avec la représentante de la Communauté de Sant'Egidio et celui de la Fédération d'Entraide Protestante, il a accompagné 6 nouvelles familles, soit 22 personnes, à Paris, le 18 mai 2018. Il a encore la tête au Liban !
 

Quelles ont été tes impressions sur place ?

Dans le camp, je me suis rendu compte que mes cinq sens étaient en éveil pour capter les odeurs, les bruits... Une chose est de voir les images à la télévision, une autre est de constater les conditions de vie sur place : très précaires, avec une énorme densité humaine au mètre carré. J'ai notamment fait la connaissance de deux familles qui vivaient ensemble : 14 personnes dans 9 m2.

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" Nous respirons mieux " confient les réfugiés à "Réforme" (11/04/2018)

Pour la cinquième arrivée de réfugiés en provenance de Beyrouth (Liban), l'hebdomadaire protestant "Réforme" (N°3748 du 5 avril 2018) était présent à l'aéroport de Roissy. Quatre familles soit 15 personnes ont été accueillies.

« Nous avons eu beaucoup de malheurs, mais depuis ce matin nous respirons mieux » a remercié un des réfugiés aux paroles de bienvenue des partenaires. Vincent Picard, de la Communauté de Sant'Egidio, avait notamment comparé les Couloirs humanitaires à « un chemin pour retrouver un futur ». Le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, leur a souhaité « beaucoup de courage, de joie et de persévérance ».

Deux familles seront accompagnées par la Fédération de l'Entraide protestante (FEP) à Pau et à Sommières ; les deux autres par le Secours catholique, « non loin de Rennes et de Besançon ». Cette nouvelle arrivée porte à 107 personnes le nombre de réfugiés accueillis en France, dont « 39 par la FEP » précise le magazine.

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Couloirs humanitaires : la riche expérience du diocèse de Besançon (3/04/2018)

Depuis août 2017, des collectifs du diocèse de Besançon accueillent des familles syriennes, irakiennes ou encore palestiniennes.
 
En février 2018, le diocèse a proposé aux familles et leurs accompagnants deux journées pour dialoguer et relire cette expérience.
 
 
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La famille vincentienne accueille une famille syrienne réfugiée en France (21/03/2018)

Ou comment la Société de Saint-Vincent-de-Paul, les Filles de la Charité et les Equipes Saint Vincent ont accueilli un père, son fils de 21 ans et sa fille de 16 ans, arrivés en France le 27 février via les Couloirs humanitaires.
 
" (...) cette famille chrétienne de la communauté grecque orthodoxe « Rum » a quitté Damas où elle vivait dans un quartier à la frontière ouest de la Ghouta Orientale, pour se réfugier au Liban. Leur maison avait été détruite et le lycée de la jeune fille bombardé à deux reprises. Aujourd'hui, ils posent enfin leurs valises sur le sol français, émus et épuisés ".
 
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« Le froid n’est rien face à l’inquiétude de la mort » (1/03/2018)

Quatre familles - seize personnes, principalement de jeunes adultes - sont arrivées à Paris, grâce aux Couloirs humanitaires, le 27 février 2018.
 
Un collectif de Mérignac, en lien avec la Pastorale des Migrants du diocèse de Bordeaux, a accueilli une famille syrienne chrétienne. Un signe en ce temps de Carême.
 
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Couloirs humanitaires à Pertuis : « Ce qui est beau, c'est la dynamique créée » (15/02/2018)

Dans le diocèse d'Avignon, à Pertuis, un collectif s'est monté pour accueillir Mustafa et Yasser, Mohammad Ali et Wahida, et la jeune Chirine.
 
Agés de 25 à 15 ans, ces quatre frères et leur sœur sont originaires du Kurdistan syrien. Orphelins depuis 2016, ils sont arrivés du Liban en France, via les Couloirs humanitaires, le 25 novembre 2017. Reportage du Secours catholique - Caritas France, partenaire de la démarche.

L'article donne la parole aux différents acteurs de cet accueil. Dans cette commune de 20.000 habitants, le collectif « Fraternité Pertuis » s'était constitué au printemps 2017. Piloté par la délégation locale du Secours catholique, forte d'une vingtaine de membres, le projet a attiré une soixantaine de personnes, donateurs comme volontaires. Ils ont été soutenus par le Collectif Agir dont l'objectif d'accueillir les réfugiés en pays d'Aix et d'Aigues, en favorisant les liens entre plusieurs associations concernées.

La fratrie est logée dans le gîte jouxtant la maison du couple qui les héberge. Le collectif s'est structuré en pôles : scolarité, enseignement du français, santé, juridique, accompagnement (transports, etc.).

Soutenue par l'Église évangélique à Beyrouth, les jeunes réfugiés se sont rapprochés de la communauté évangélique locale, avec qui ils ont fêté Noël. Avec leurs voisins, ils participent aux activités de l'aumônerie !
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3 questions à Benjamin Serven (5/02/2018)


Précédemment juriste dans un centre de rétention administrative à Lille, Benjamin Serven est responsable des actions de soutien aux demandeurs d'asile et aux réfugiés à l'Ordre de Malte France. Depuis trois ans, l'association accompagne des réfugiés via le Pôle Migrants qui emploie une vingtaine de salariés. Propos recueillis par C. Rocher (SNPMPI).

Quelle réponse l'Ordre de Malte France apporte-t-il aux populations du Proche et du Moyen-Orient ?

Tout a commencé quand Mossoul (Irak) est tombé aux mains de Daesh, à l'été 2014. Le Ministère de l'Intérieur et le Ministère des Affaires étrangères ont mis conjointement en place un visa exceptionnel au titre de l'asile, pour des minorités confessionnelles irakiennes persécutées par Daesh et qui pouvaient faire état d'attaches en France (famille, collectif paroissial). Sans quotas ni limite de nombre.

402 personnes sont accueillies en Indre-et-Loire, notre principal département d'activité. Mais nous avons développé la mission dans 8 départements. Fin 2017, plus de 560 personnes auront été accompagnées par l'Ordre de Malte France. Ce sont des chrétiens mais aussi des Sabéens-Mandéens (minorité irakienne qui suit Saint Jean-Baptiste) et des familles musulmanes. L'accueil est inconditionnel. Tous doivent faire une demande d'asile. Pour la plupart, les entretiens sont réalisés dans le pays d'origine. La réponse de l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) arrive par courrier. Pour les autres, l'Ordre de Malte France est habilité à accompagner les demandeurs d'asile lors du rendez-vous OFPRA. Nous étions présents à 25 entretiens en 2016. Nous atteindrons probablement les 40 en 2017. Nous préparerons aussi les personnes à cette entrevue.

Comment ces familles sont-elles accueillies en France ?

Nous sommes présents dès l'arrivée et les accompagnons dans toutes leurs démarches juridiques et administratives. A Tours, l'association d'accompagnement social Coallia prend le relais pour l'accompagnement vers et dans le logement, et l'accompagnement socio-professionnel. Nous avons pu dépasser la barrière de la langue grâce à des arabophones, bénévoles et interprètes professionnels.

La plupart du temps, ces familles sont hébergées par leurs proches. Quelques paroisses ont répondu à l'appel du Pape en 2015. Des associations paroissiales créées pour l'occasion accueillent des chrétiens d'Irak ou de Syrie dans le Morbihan, le Nord, en Ille-et-Vilaine et dans les Yvelines. L'Ordre de Malte France joue alors un rôle de consulting pour l'accueil et d'expertise pour les démarches administratives.

En Indre-et-Loire, un comité de pilotage se réunit tous les deux mois : il rassemble autour de la table un certain nombre de partenaires : services publics (Conseil départemental, direction départementale de la cohésion sociale, CAF...), autorités locales (préfecture) et bailleurs sociaux, pour échanger sur tous les dossiers. Comme nous connaissons bien les familles, nous pouvons mettre en avant les situations de vulnérabilité (âge, pathologie...) lors des demandes de logement. Nous avons reçu l'an dernier un soutien financier de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS) au titre de l'accompagnement mené auprès des familles.

Quelles bonnes pratiques pouvez-vous partager avec les collectifs ?

Le modèle des associations paroissiales est intéressant et à développer car les besoins sont croissants. C'est une autre manière d'accueillir qui permet un accompagnement personnalisé.

Il ne faut pas faire tout « tout seul » mais plutôt créer des ponts avec les partenaires.

L'enthousiasme des débuts peut faire prendre de mauvaises décisions or il ne faut pas se substituer à la famille. Inscrire quelqu'un à une formation de boulanger parce qu'il y a des besoins locaux mais sans concertation avec la personne concernée peut être interprété comme une injonction d'intégration. Les arrivants doivent d'abord souffler, tourner la page et commencer à apprendre le français.

Les familles estiment que les cours de langue de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII) arrivent trop tard, en moyenne 18 mois après la demande. Nous avons mis en place des cours de français « à visée d'intégration », avec nos bénévoles.

Si certains réfugiés n'ont pas eu accès à l'éducation en raison de leur appartenance ethnique ou religieuse, la majorité d'entre eux vit un déclassement social important. Certains étaient médecin, avocat, architecte, professeur à l'université... Les réfugiés ont les mêmes conseillers que les autres demandeurs d'emploi, souvent surchargés et pas forcément formés aux besoins des exilés. Dans le cas des professions réglementées, ils doivent passer des examens pour faire reconnaître leurs diplômes. En plus d'avoir tout perdu, ils peuvent parfois ressentir un sentiment d'oisiveté et d'inutilité. Nous les encourageons donc à devenir bénévoles à travers des actions de proximité ou encore l'aide à la traduction.

Pour l'entretien OFPRA, la présence d'un tiers permet de désamorcer les a priori, de mettre la personne au centre. Notre philosophie est de toujours respecter la volonté des personnes et leurs décisions.

On ne donne pas non plus d'argent aux accueillis parce que cela crée une situation de dépendance. Pas d'assistanat !

Nous avons aussi mis en place un système de parrainage entre des réfugiés et des bénévoles de l'Ordre de Malte France ou bien des familles étrangères déjà intégrées, pour des sorties culturelles, des repas, etc. Des liens d'amitié se créent !

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20 enfants accueillis avec leurs familles grâce aux Couloirs humanitaires (1/02/2018)




Pour le premier vol de l'année 2018 en provenance de Beyrouth (Liban), 20 enfants et autant d'adultes ont été accueillis le 29 janvier, à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Cette troisième arrivée porte à 75 le nombre de Syriens ou Irakiens réfugiés au Liban qui ont bénéficié des Couloirs humanitaires vers la France.
 
 
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"Course Jonas", une course solidaire pour lever des fonds (11/12/2017)


Fiche expérience de la course solidaire organisée dans le diocèse de Rennes le dimanche 26 mars 2017.
 
" Nous avons décidé d'organiser un évènement festif et familial pour lever des fonds : une course solidaire dont le principe est de trouver des parrains qui s'engagent à donner une certaine somme par tour de stade ou km effectué (1,2 ou 3€ par km) " explique Isabelle, de l'association Jonas, dans le diocèse de Rennes.
 
Grâce aux 350 coureurs sur le terrain et des frais d'une centaine d'euros, le collectif a récolté 22.000 euros. Le prochain rendez-vous est fixé en avril 2018 !
 
Historique du projet, pilotage, accompagnement des bénévoles, bilan, préconisations... Tout est dans la "fiche expérience".
 
 
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Nouvelle arrivée via les Couloirs humanitaires (24/11/2017)



5 familles syriennes, soit 20 personnes, ont été accueillies à leur arrivée à Paris par les collectifs qui vont les accompagner dans leur intégration en France.
 
Les réfugiés seront accompagnés par des collectifs basés à Versailles, Besançon et Rennes. Une fratrie (3 frères et 2 soeurs) sera accueillie à Pertuis (84) par le Secours catholique.
 
La précédente arrivée (15 personnes) a eu lieu le 5 juillet. Le protocole signé le 14 mars avec l'Etat, la FPF, la FEP, le SCCF et Sant'Egidio prévoit l'accueil et l'accompagnement de 500 réfugiés de Syrie et d'Irak en provenance des camps au Liban, sur une durée de 18 mois.
 
Lire l'article sur le site du diocèse de Versailles : Couloir humanitaire : une famille syrienne accueillie à Versailles
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Trois plaquettes pour les Couloirs humanitaires (16/11/2017)


Les cinq partenaires ont mis au point des documents pratiques pour accompagner et soutenir les collectifs engagés dans la démarche des « Couloirs humanitaires » entre le Liban et la France.

La première plaquette présente le projet et les valeurs qu'il porte : protection des plus vulnérables, respect du droit d'asile, promotion des initiatives citoyennes... Télécharger la plaquette " Présentation et valeurs du projet ".

Comment constituer un collectif ? Quel est son rôle ? Son objectif ? Avec qui est-il en lien ? Toutes ces questions sont abordées dans la plaquette à télécharger : « Organiser, gérer et faire vivre un collectif accompagnant ».

Dans le document « Héberger », il est notamment question des critères demandés pour pouvoir proposer un logement, de la convention établie entre le collectif hébergeur, l'accueilli et l'association pilote du projet à l'entrée dans le logement.

Une dernière plaquette, destinée aux accueillis, est en cours de finalisation.
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Guide de l'hébergeur - FEP (8/11/2017)


Depuis 2014, la Fédération de l'Entraide Protestante (FEP) coordonne l'accueil et l'accompagnement de réfugiés du Moyen-Orient au sein des foyers et paroisses protestants. Pour accompagner au mieux ces collectifs d'accueil dans leur démarche la Fédération publie une édition enrichie de son « Guide de l'hébergeur » intitulée : « Guide pratique d'accueil chez les particuliers ». 
 
 
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L'accueil des réfugiés d'Irak et de Syrie - FEP (8/11/2017)

Pour témoigner de la réalité de cet accueil, la FEP a réalisé un reportage qui donne la parole à ceux que l’on entend que trop peu : les acteurs de terrain, mobilisés en faveur de cet accueil qui se veut fraternel et inconditionnel et les personnes réfugiées.

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Des chrétiens prêts à tendre la main (6/10/2017)

À Besançon et en France, les Églises catholique et protestante mettent leurs associations caritatives au service d’un même objectif : l’accueil de migrants. Des Syriens, surtout. Il y a urgence, pour ceux qui survivent dans des camps au Liban.

L'Est  républicain fait le point sur l'accueil des réfugiés dans le diocèse de Besançon, en lien avec la Pastorale des Migrants. A Ornans, le collectif "Amigo" (Accueil de migrants à Ornans), qui a loué un logement, est prêt à accueillir une famille.
 
Le site du diocèse revient sur la conférence de presse du 5 octobre 2017, relayée en vidéo par France 3 Bourgogne-Franche-Comté.
 
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Pour l’accueil des réfugiés, l'union fait la force (5/10/2017)

A partir de ce mois d'octobre, une trentaine de réfugiés doivent arriver en France chaque mois dans le cadre du projet œcuménique des Couloirs Humanitaires où ils seront accompagnés en priorité par des collectifs de citoyens. Reportage à Combas, village de 600 âmes, aux abords de Nîmes, où une cinquantaine d’habitants accueillent une famille irakienne depuis début juillet. Comment ont-ils réussi ce pari ?

A Combas, la journaliste de La Vie a rencontré les membres de l'association Accueil Citoyen de Réfugiés à Combas (ACRC). Elle revient sur la constitution du collectif et ses actions au quotidien au service d'un jeune couple irakien avec une petite fille de 18 mois.
 
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Conférence de presse du diocèse de Besançon (26/09/2017)


Mgr Jean-Luc Bouilleret (archevêque de Besançon), Antoine Aumonier (délégué Franche-Comté du Secours catholique) et Nicolas Oudot (responsable diocésain de la Pastorale des Migrants) donneront une conférence de presse sur les Couloirs humanitaires, jeudi 5 octobre 2017, au Centre diocésain, à Besançon.
 
 
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Témoignage de la famille syrienne accueillie au Mans (7/09/2017)

Interview des parents de la famille syrienne réfugiée au Mans au micro de la journaliste Auberi Maitrot, diffusée jeudi 7 septembre à 7h22 sur RCF Sarthe. 

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Chronique des Couloirs humanitaires (18/08/2017)


8 - Au Mans, avec la famille syrienne : les paroissiens mobilisés
 
Témoinage de deux membres du collectif paroissial qui assure l'accompagnement de la famille syrienne vers l'autonomie et l'intégration.
 
 
L'évêque du Mans partage les fruits de la présence de migrants et de réfugiés dans son diocèse.
 
 
Maronite, il parcourt Le Mans, Nantes et Angers afin de dire la messe dans ce rite oriental.
 
 
Le père de la famille syrienne accueillie au Mans partage son cheminement spirituel. 
 
 
Après le fils, c'est au tour de la mère de nous partager son expérience, son adaptation à la vie locale et son ressenti général sur l'accueil qui lui a été fait.

3 - Au Mans, avec la famille syrienne : Le fils aux fourneaux

Pour cette première visite à la famille acueillie au Mans, le mercredi 23 août, Fouad, le fils de 29 ans, a préparé avec fierté un repas typiquement syrien.
 
 
 
Logée dans le presbytère de la paroisse Notre-Dame de la Couture, au Mans, la famille syrienne bénéficie de la solidarité spirituelle et matérielle de la Fraternité chrétienne Sarthe-Orient (FCSO) dont François fait partie.
 
 
Annie, François et le Père Benoît sont venus chercher à Paris une famille syrienne de trois personnes.
Le groupe prend la route pour le Mans où la famille sera logée et accompagnée.
La déléguée diocésaine à la Pastorale des migrants raconte.
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Couloirs humanitaires : ce qu'il faut retenir (10/07/2017)

Note de synthèse sur l'initiative des Couloirs humanitaires.

Cette note aborde plusieurs points : rappel du projet en quelques dates,  profil des bénéciaires, transfert puis accueil en France, mise en oeuvre de l'accueil et critères de choix des lieux.
 
Télécharger la note :
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Retour sur l'arrivée des premiers réfugiés (07/07/2017)

La presse fait largement écho à la démarche oecuménique et citoyenne des Couloirs humanitaires. Les promoteurs du projet aussi.

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Bienvenue aux premiers réfugiés ! (06/07/2017)

15 personnes originaires d’Irak et de Syrie sont arrivées à Paris, le 5 juillet 2017, accueillies par les associations et les institutions organisatrices des Couloirs humanitaires en France. L’équipe de la Pastorale des Migrants du diocèse du Mans était présente à l’aéroport Charles-de-Gaulle.

« Pas stressée, émue ! » corrige Annie Bigot, déléguée diocésaine pour la Pastorale des Migrants au Mans. « Quand on voit les camps... Permettre à une famille de se réfugier en France, c'est une belle mobilisation ». Avec Benoît Moulay, prêtre de l'Emmanuel et accompagnateur de la PM pour l'Eglise catholique dans la Sarthe, elle attend la famille syrienne qui sera accompagnée par les paroissiens de La Ferté-Bernard.

« Est-ce que je vais les reconnaître ? » s'inquiète-t-elle, une fleur de tournesol à la main, à l'entrée de la salle Etoile du Terminal 2 E. Elle a pourtant vu la photo des passeports de ses trois protégés, envoyée par Valérie Régnier, Présidente de la Communauté de Sant'Egidio France qui a pris le vol Beyrouth-Paris avec eux.

A ses côtés patiente aussi François Le Forestier, de l'association Fraternité Chrétienne Sarthe-Orient. Depuis 8 ans déjà, des liens se sont créés avec les Chrétiens d'Orient. « 20 familles sont présentes », explique-t-il, évoquant une solidarité spirituelle et matérielle. Lui-même a vécu en Syrie, à Alep puis à Damas. Il a aussi fait sa préparation au mariage à Al-Qaryatayn, où vivaient Antoinette, son mari et leur fils de 30 ans. 

Le Père Benoît Moulay ajoute : « Une messe mensuelle en rite maronite est célébrée chaque mois au Mans ». Des jumelages entre paroisses sarthoises et syriennes ont scellé une amitié qui grandit encore avec l'arrivée imminente de cette famille.

La famille logera dans un presbytère

Il y a bien eu « un temps de latence » dans l'histoire de cet accueil. Le collectif a dû renoncer à l'hébergement prévu car les visas ont tardé. Ironie de la vie - « clin Dieu » pour les croyants - un prêtre est décédé. La famille logera au presbytère vacant ! 

Représentant la Conférence des évêques de France, le Père Carlos Caetano, c.s., Directeur du Service National de la Pastorale des Migrants et des Personnes Itinérantes (SNPMPI), s'inquiète de l'agitation médiatique autour des familles. N'est-il pas écrit : « Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite » (Matthieu 6, 3) ? Il reconnaît néanmoins l'importance du témoignage : « La société a besoin de ce signe. C'est une provocation pour la société française ».

« Ils arrivent ! » annonce enfin Thomas, 7 ans, de la Communauté de Sant'Egidio, en agitant une rose. Une haie d'honneur se forme devant le salon. « Ils ont suivi l'étoile » plaisante (à moitié) le Père Benoît. Deux personnes en fauteuil roulant - un homme et une jeune femme d'une vingtaine d'années - ouvrent le cortège, sous les applaudissements.
 
Cinq valises et deux chariots. Toute leur vie d'avant est là. La mère prend Annie par le bras. François salue le père en arabe. Ils se découvrent des amis en commun ! Chrétienne, la famille s'est réfugiée six mois au monastère de Mar Moussa (Syrie). Avec l'aide de Jacques Mourad, prêtre syriaque catholique - enlevé par Daech en 2015 - elle a pu gagner le Liban. Recommandée à Sant'Egidio, elle fait donc partie des premiers réfugiés à emprunter les Couloirs humanitaires. Le protocole prévoit l'accueil de 500 personnes sur 18 mois.
 
Après les discours de bienvenue, la famille d'Antoinette a pris la route pour Le Mans, avec Annie, François et le Père Benoît. Ouest France veut les interviewer dès le lendemain.
 
Prises de parole
Présidente du Secours catholique, Véronique Fayet est dans la joie. Ces familles sont « un symbole », celui d'une migration « sûre et légale ». Elle n'oublie pas pour autant les migrants arrivés par leurs propres moyens, « qu'on a du mal à accueillir et que le gouvernement a du mal à voir ». En septembre-octobre, quand de nouveaux réfugiés arriveront, assure-t-elle, les antennes du Secours catholique seront prêtes à intensifier le travail en réseau.
 
Pour le Pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France (FPF), l'arrivée de ces familles est « un témoignage de générosité et de responsabilité » de la part de la France. « Suis-je le gardien de mon frère ? » demande Caïn (Genèse 4, 9). Le pasteur affirme : « Je suis le gardien de mon frère et de ma sœur ». Il ajoute que ce projet doit « donner du souffle à la République » : « Nous sommes un des pays les plus riches. Nous pouvons aussi être l'un des plus généreux ». Quid de l'Unité des Chrétiens dans cette démarche œcuménique ? Elle est donnée « de surcroît », estime-t-il.
 
Quant à Jean Fontanieu, Président de la Fédération d'Entraide Protestante (FEP), les accueillis représentent le fruit d'une « coopération » : entre Eglises sœurs « parfois éloignées » mais aussi avec les hébergeurs.
 
Présidente de la Communauté de Sant'Egidio, Valérie Régnier a parlé d'une « aventure collective ». Elle a remercié les réfugiés pour l'espérance qu'ils mettent en nous.
 
Représentant la Direction générale des étrangers en France (Ministère de l'Intérieur), Raphaël Sodini s'est dit « heureux » de voir aboutir ce projet « atypique, sérieux et solide ». Mais il a prévenu les familles : « L'administration française, c'est parfois un peu difficile ». Il invite la France à « s'investir davantage » et appelle à « donner à l'asile une dimension internationale ». Il était accompagné par Virginie Sene-Rouquier, Secrétaire générale de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration, qui encourage, elle aussi, cette initiative citoyenne complémentaire à ce que propose l'Etat.
 
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Valérie Régnier : " L'oecuménisme de la solidarité " (5/07/2017)

La présidente de la Communauté de Sant' Egidio répond à RCF sur l'arrivée des réfugiés grâce aux couloirs humanitaires, mercredi 5 juillet 2017.

 
16 réfugiés fouleront donc mercredi soir le sol français. Mais qui sont plus précisément ces hommes, femmes, enfants qui ont obtenu de visa de demandeur d'asile et d'où viennent-ils ? Réponse de Valérie Régnier.
 
Les seize réfugiés seront chaleureusement accueillis ce soir à leur arrivée à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Ils rejoindront ensuite leurs lieux d'accueil au Mans, à Nîmes, Pau ainsi qu'au Havre.
 
 
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La Conférence des évêques de France signe un protocole d’accueil (14/03/2017)

C'est à l'Elysée qu'a été signé, le 14 mars 2017, le protocole qui permettra à 500 Syriens de quitter les camps de réfugiés au Liban. Ils gagneront la France par avion et seront répartis sur tout le territoire.
 
L'opération, qui doit durer 18 mois, mobilise cinq institutions chrétiennes, dont la Conférence des évêques de France, représentée par Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis et vice-président de la CEF. Les premiers réfugiés arriveront d'ici le début de l'été.
 
Cet article publié sur le site portail de l'Eglise catholique en France relaie les propos des acteurs de l'événement et donne la parole au Père Carlos Caetano, cs, Directeur du Service National de la Pastorale des Migrants et des Personnes Itinérantes (SNPMPI).
 
En complément, on lira la réaction de Mgr Georges Colomb, évêque de la Rochelle et Saintes, en responsabilité pour la Pastorale des Migrants.
 
Les premiers réfugiés sont attendus mercredi 5 juillet à Paris. Les quatre familles et un adulte handicapé seront accueillis en Seine-Saint-Denis, dans la région de Nîmes, de Pau, du Havre et du Mans. Ce communiqué redonne les éléments de contexte.