Image
Image
Image
Image
Témoignage de la famille syrienne accueillie au Mans (7/09/2017)

Interview des parents de la famille syrienne réfugiée au Mans au micro de la journaliste Auberi Maitrot, diffusée jeudi 7 septembre à 7h22 sur RCF Sarthe. 

Image
Image
Chronique des Couloirs humanitaires (18/08/2017)


8 - Au Mans, avec la famille syrienne : les paroissiens mobilisés
 
Témoinage de deux membres du collectif paroissial qui assure l'accompagnement de la famille syrienne vers l'autonomie et l'intégration.
 
 
L'évêque du Mans partage les fruits de la présence de migrants et de réfugiés dans son diocèse.
 
 
Maronite, il parcourt Le Mans, Nantes et Angers afin de dire la messe dans ce rite oriental.
 
 
Le père de la famille syrienne accueillie au Mans partage son cheminement spirituel. 
 
 
Après le fils, c'est au tour de la mère de nous partager son expérience, son adaptation à la vie locale et son ressenti général sur l'accueil qui lui a été fait.

3 - Au Mans, avec la famille syrienne : Le fils aux fourneaux

Pour cette première visite à la famille acueillie au Mans, le mercredi 23 août, Fouad, le fils de 29 ans, a préparé avec fierté un repas typiquement syrien.
 
 
 
Logée dans le presbytère de la paroisse Notre-Dame de la Couture, au Mans, la famille syrienne bénéficie de la solidarité spirituelle et matérielle de la Fraternité chrétienne Sarthe-Orient (FCSO) dont François fait partie.
 
 
Annie, François et le Père Benoît sont venus chercher à Paris une famille syrienne de trois personnes.
Le groupe prend la route pour le Mans où la famille sera logée et accompagnée.
La déléguée diocésaine à la Pastorale des migrants raconte.
Image
Image
Couloirs humanitaires : ce qu'il faut retenir (10/07/2017)

Note de synthèse sur l'initiative des Couloirs humanitaires.

Cette note aborde plusieurs points : rappel du projet en quelques dates,  profil des bénéciaires, transfert puis accueil en France, mise en oeuvre de l'accueil et critères de choix des lieux.
 
Télécharger la note :
Image
Image
Retour sur l'arrivée des premiers réfugiés (07/07/2017)

La presse fait largement écho à la démarche oecuménique et citoyenne des Couloirs humanitaires. Les promoteurs du projet aussi.

Image
Image
Bienvenue aux premiers réfugiés ! (06/07/2017)

15 personnes originaires d’Irak et de Syrie sont arrivées à Paris, le 5 juillet 2017, accueillies par les associations et les institutions organisatrices des Couloirs humanitaires en France. L’équipe de la Pastorale des Migrants du diocèse du Mans était présente à l’aéroport Charles-de-Gaulle.

« Pas stressée, émue ! » corrige Annie Bigot, déléguée diocésaine pour la Pastorale des Migrants au Mans. « Quand on voit les camps... Permettre à une famille de se réfugier en France, c'est une belle mobilisation ». Avec Benoît Moulay, prêtre de l'Emmanuel et accompagnateur de la PM pour l'Eglise catholique dans la Sarthe, elle attend la famille syrienne qui sera accompagnée par les paroissiens de La Ferté-Bernard.

« Est-ce que je vais les reconnaître ? » s'inquiète-t-elle, une fleur de tournesol à la main, à l'entrée de la salle Etoile du Terminal 2 E. Elle a pourtant vu la photo des passeports de ses trois protégés, envoyée par Valérie Régnier, Présidente de la Communauté de Sant'Egidio France qui a pris le vol Beyrouth-Paris avec eux.

A ses côtés patiente aussi François Le Forestier, de l'association Fraternité Chrétienne Sarthe-Orient. Depuis 8 ans déjà, des liens se sont créés avec les Chrétiens d'Orient. « 20 familles sont présentes », explique-t-il, évoquant une solidarité spirituelle et matérielle. Lui-même a vécu en Syrie, à Alep puis à Damas. Il a aussi fait sa préparation au mariage à Al-Qaryatayn, où vivaient Antoinette, son mari et leur fils de 30 ans. 

Le Père Benoît Moulay ajoute : « Une messe mensuelle en rite maronite est célébrée chaque mois au Mans ». Des jumelages entre paroisses sarthoises et syriennes ont scellé une amitié qui grandit encore avec l'arrivée imminente de cette famille.

La famille logera dans un presbytère

Il y a bien eu « un temps de latence » dans l'histoire de cet accueil. Le collectif a dû renoncer à l'hébergement prévu car les visas ont tardé. Ironie de la vie - « clin Dieu » pour les croyants - un prêtre est décédé. La famille logera au presbytère vacant ! 

Représentant la Conférence des évêques de France, le Père Carlos Caetano, c.s., Directeur du Service National de la Pastorale des Migrants et des Personnes Itinérantes (SNPMPI), s'inquiète de l'agitation médiatique autour des familles. N'est-il pas écrit : « Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite » (Matthieu 6, 3) ? Il reconnaît néanmoins l'importance du témoignage : « La société a besoin de ce signe. C'est une provocation pour la société française ».

« Ils arrivent ! » annonce enfin Thomas, 7 ans, de la Communauté de Sant'Egidio, en agitant une rose. Une haie d'honneur se forme devant le salon. « Ils ont suivi l'étoile » plaisante (à moitié) le Père Benoît. Deux personnes en fauteuil roulant - un homme et une jeune femme d'une vingtaine d'années - ouvrent le cortège, sous les applaudissements.
 
Cinq valises et deux chariots. Toute leur vie d'avant est là. La mère prend Annie par le bras. François salue le père en arabe. Ils se découvrent des amis en commun ! Chrétienne, la famille s'est réfugiée six mois au monastère de Mar Moussa (Syrie). Avec l'aide de Jacques Mourad, prêtre syriaque catholique - enlevé par Daech en 2015 - elle a pu gagner le Liban. Recommandée à Sant'Egidio, elle fait donc partie des premiers réfugiés à emprunter les Couloirs humanitaires. Le protocole prévoit l'accueil de 500 personnes sur 18 mois.
 
Après les discours de bienvenue, la famille d'Antoinette a pris la route pour Le Mans, avec Annie, François et le Père Benoît. Ouest France veut les interviewer dès le lendemain.
 
Prises de parole
Présidente du Secours catholique, Véronique Fayet est dans la joie. Ces familles sont « un symbole », celui d'une migration « sûre et légale ». Elle n'oublie pas pour autant les migrants arrivés par leurs propres moyens, « qu'on a du mal à accueillir et que le gouvernement a du mal à voir ». En septembre-octobre, quand de nouveaux réfugiés arriveront, assure-t-elle, les antennes du Secours catholique seront prêtes à intensifier le travail en réseau.
 
Pour le Pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France (FPF), l'arrivée de ces familles est « un témoignage de générosité et de responsabilité » de la part de la France. « Suis-je le gardien de mon frère ? » demande Caïn (Genèse 4, 9). Le pasteur affirme : « Je suis le gardien de mon frère et de ma sœur ». Il ajoute que ce projet doit « donner du souffle à la République » : « Nous sommes un des pays les plus riches. Nous pouvons aussi être l'un des plus généreux ». Quid de l'Unité des Chrétiens dans cette démarche œcuménique ? Elle est donnée « de surcroît », estime-t-il.
 
Quant à Jean Fontanieu, Président de la Fédération d'Entraide Protestante (FEP), les accueillis représentent le fruit d'une « coopération » : entre Eglises sœurs « parfois éloignées » mais aussi avec les hébergeurs.
 
Présidente de la Communauté de Sant'Egidio, Valérie Régnier a parlé d'une « aventure collective ». Elle a remercié les réfugiés pour l'espérance qu'ils mettent en nous.
 
Représentant la Direction générale des étrangers en France (Ministère de l'Intérieur), Raphaël Sodini s'est dit « heureux » de voir aboutir ce projet « atypique, sérieux et solide ». Mais il a prévenu les familles : « L'administration française, c'est parfois un peu difficile ». Il invite la France à « s'investir davantage » et appelle à « donner à l'asile une dimension internationale ». Il était accompagné par Virginie Sene-Rouquier, Secrétaire générale de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration, qui encourage, elle aussi, cette initiative citoyenne complémentaire à ce que propose l'Etat.
 
Image
Image
Valérie Régnier : " L'oecuménisme de la solidarité " (5/07/2017)

La présidente de la Communauté de Sant' Egidio répond à RCF sur l'arrivée des réfugiés grâce aux couloirs humanitaires, mercredi 5 juillet 2017.

 
16 réfugiés fouleront donc mercredi soir le sol français. Mais qui sont plus précisément ces hommes, femmes, enfants qui ont obtenu de visa de demandeur d'asile et d'où viennent-ils ? Réponse de Valérie Régnier.
 
Les seize réfugiés seront chaleureusement accueillis ce soir à leur arrivée à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Ils rejoindront ensuite leurs lieux d'accueil au Mans, à Nîmes, Pau ainsi qu'au Havre.
 
 
Image
Image
Image
Image
La Conférence des évêques de France signe un protocole d’accueil (14/03/2017)

C'est à l'Elysée qu'a été signé, le 14 mars 2017, le protocole qui permettra à 500 Syriens de quitter les camps de réfugiés au Liban. Ils gagneront la France par avion et seront répartis sur tout le territoire.
 
L'opération, qui doit durer 18 mois, mobilise cinq institutions chrétiennes, dont la Conférence des évêques de France, représentée par Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis et vice-président de la CEF. Les premiers réfugiés arriveront d'ici le début de l'été.
 
Cet article publié sur le site portail de l'Eglise catholique en France relaie les propos des acteurs de l'événement et donne la parole au Père Carlos Caetano, cs, Directeur du Service National de la Pastorale des Migrants et des Personnes Itinérantes (SNPMPI).
 
En complément, on lira la réaction de Mgr Georges Colomb, évêque de la Rochelle et Saintes, en responsabilité pour la Pastorale des Migrants.
 
Les premiers réfugiés sont attendus mercredi 5 juillet à Paris. Les quatre familles et un adulte handicapé seront accueillis en Seine-Saint-Denis, dans la région de Nîmes, de Pau, du Havre et du Mans. Ce communiqué redonne les éléments de contexte.