Saint Jean Bosco

Jean Bosco

Saint Jean Bosco dans une peinture de N. Musio - © Migral

Prêtre italien, fondateur des Salésiens, saint Jean Bosco est l’un des grands éducateurs du XIXe siècle. Né à Castelnuovo d’Asti, au Piémont, sa famille étant très pauvre, il ne put faire ses études qu’avec l’aide de bienfaiteurs ou avec l’argent qu’il avait gagné en travaillant. Ordonné prêtre en 1841, Jean Melchior Bosco fut dès lors appelé “don Bosco”.

Bientôt il s’occupa des adolescents pauvres et abandonnés, surtout des jeunes ouvriers de Turin. Pour eux, il créa successivement des cours du soir (1844), un foyer d’apprentis (1847), une école secondaire et des camps de vacances (1848), des cours professionnels et une collection de Lectures catholiques (1853).

Jean Bosco manifesta son attention aux émigrants lors du départ de la première expédition missionnaire salésienne, en incitant ses missionnaires à prêter attention aux exigences des migrants, qui ne connaissaient pas la langue et les mœurs du pays d’accueil. Son intérêt était également évident dans la correspondance adressée au ministère des Affaires étrangères et aux consuls, où il sollicitait des contributions financières en faveur du service aux migrants et il suggérait des projets et des interventions en ce domaine. Sous le “rectorat majeur”QK de don Michele Rua, successeur de don Bosco, et de don Paolo Albera l’initiative salésienne en faveur des migrants atteindra sa période la plus fertile, grâce à l’influence des salésiens qui s’occupaient des migrants, de Mgr. Scalabrini et des cadres de la Société SaintRaphaël.

L’outil le plus efficace pour la propagande et la valorisation des initiatives pastorales des missionnaires de J. Bosco était le Bulletin Salésien, rédigé en Italie et diffusé à l’étranger. Au cours du Xe Chapitre général (1904), l’implication des Salésiens dans la pastorale des migrants reçut un grand élan grâce aux argumentations de don Stefano Trione. Les Salésiens reconnurent que leur apostolat ne pouvait pas se cantonner à la bonne éducation chrétienne des jeunes, mais qu’il devait s’élargir à d’autres terrains. Parmi ceux-ci, la « protection » (à savoir la sauvegarde de la culture) des émigrés italiens (notamment dans les Amériques) sous les aspects religieux, moral et civil faisait partie des tâches de la mission salésienne, car l’expérience accumulée au contact des migrants avait montré que la promotion de l’apprentissage et du maintien de la langue d’origine avait un impact positif fondamental sur la préservation de leur foi.

En cette période du début du XXe siècle, le Bulletin Salésien témoigne d’une sollicitude en faveur surtout des migrants italiens, mais aussi d’autres nationalités via de nombreuses initiatives : cours de langue, permanences juridiques, conférences, articles, demandes de financement etc. Les Salésiens collaborent également avec l’Œuvre Bonomelli, et la Fédération Italica Gens pour l’assistance des émigrés transocéaniques.

Si les cours des écoles salésiennes ciblaient d’abord les émigrés de la Péninsule et étaient tenus en italien, en réalité leurs classes accueillaient également d’autres élèves sans distinction de nationalité, de religion ou de parti politique. Les responsables de la Congrégation parvinrent toujours à justifier cette présence non-italienne au moment d’obtenir le soutien financier du gouvernement de Rome.

Après la Seconde Guerre mondiale les missions salésiennes ne se sont pas limitées à l’assistance aux migrants italiens, mais ont pris en charge de plus en plus les migrants d’autres nationalités, grâce notamment à l’internationalisation de la Congrégation.

Jean Bosco fut canonisé en 1934 et sa vénération fut introduite dans le calendrier romain dès 1936, au jour anniversaire de sa mort, le 31 janvier.