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La Conférence des évêques de France signe un protocole d’accueil

C'est à l'Elysée qu'a été signé, le 14 mars 2017, le protocole qui permettra à 500 Syriens de quitter les camps de réfugiés au Liban. Ils gagneront la France par avion et seront répartis sur tout le territoire. L'opération, qui doit durer 18 mois, mobilise cinq institutions chrétiennes, dont la Conférence des évêques de France, représentée par Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis et vice-président de la CEF. Les premiers réfugiés arriveront d'ici un à deux mois.
 
Cet article publié sur le site portail de l'Eglise catholique en France relaie les propos des acteurs de l'événement.
 
Il donne la parole au Père Carlos Caetano, cs, Directeur du Service National de la Pastorale des Migrants et des Personnes Itinérantes (SNPMPI).
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Réaction de Mgr Colomb à la signature du protocole d’accueil

En responsabilité pour la Pastorale des Migrants, Mgr Georges Colomb, évêque de la Rochelle et Saintes, se réjouit de la signature du protocole d’accueil de réfugiés syriens en France. En ce temps de Carême, il encourage les chrétiens à ouvrir les portes de « la Maison-France ».

Comment accueillez-vous la nouvelle ?

On ne peut que s'en réjouir ! Pourquoi ? Pour plusieurs raisons !

Premièrement, parce que c'est ce que nous dit la Parole de Dieu : « Tu aimeras l'étranger comme toi-même » (Lévitique 19, 33-34). C'est aussi ce que demande la Doctrine Sociale de l'Eglise et une réponse aux invitations du Saint-Père.

D'un point de vue social et politique, il vaut mieux anticiper en ouvrant aux réfugiés des couloirs humanitaires. Le danger terroriste est moindre que lorsque les migrants arrivent par leurs propres moyens

Ce protocole permet de prendre le temps d'étudier les dossiers et de répondre aux situations d'urgence humanitaire.

C'est le Carême. Quel sens spirituel donner à cette initiative ?

La signature du protocole tombe très bien ! Nous sommes invités en ce temps de Carême à trois choses essentielles : la prière, le partage et la pénitence.

La prière, pour approfondir notre relation avec le Seigneur - dans l'oraison, la contemplation, le dialogue, la prière de demande et de remerciement.

Le partage, du temps et des biens matériels, comme sa maison - et là, il s'agit de « la Maison-France » !

La pénitence, pour nous permettre un examen de conscience. Qui dit péché dit conscience. Ceux qui peuvent ne pas avoir de péchés n'ont pas de conscience. On tombe alors dans un travers individualiste fortement dénoncé par le pape François. Il l'explique très bien dans Laudato Si', quand il parle de conversion écologique, au chapitre 6. Celle-ci a plusieurs niveaux : niveau intérieur, relationnel et en lien avec la Création. La démarche de pénitence est l'occasion d'examiner notre relation aux autres et par conséquent, la façon dont nous vivons l'Evangile.

Dans la prière eucharistique n°3, nous prions pour l'unité de l'Eglise. On ne peut pas y parvenir s'il n'y a pas, dans chaque chrétien, l'unité de la personne, c'est-à-dire une cohérence entre la foi que nous proclamons (le Credo) et notre foi vécue.

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Snpm, secrétariat national de la pastorale des migrants, les news
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