Affiche de la JMMR 2019 : témoignages en images

Zoom sur certaines des images qui composent la mosaïque du visage du Christ sur l’affiche de la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié 2019.

Un migrant prépare la cuisine dans le camp de "Vietnam City" à Angres (Pas-de-Calais).

Un migrant prépare la cuisine dans le camp de “Vietnam City” à Angres (Pas-de-Calais).

Ce jour-là, à Angres (Pas-de-Calais), un jeune homme est en train de nous préparer à manger.

Régulièrement, les migrants nous invitent à partager leur repas. Je ne connais pas le prénom du jeune homme qui le prépare. Il fait la cuisine pour le groupe. Ils ont un fort esprit communautaire: chaque personne participe à la vie collective.

Sur arrêté préfectoral, le camp de “Vietnam City” a été démantelé en mai 2018. Après le démantèlement, trois personnes ont été conduites en Centre de Rétention Administrative (RCA), une dizaine est restée une quinzaine de jours. Puis ils sont partis : les uns vers Paris, les autres vers l’Allemagne. Il y avait en moyenne une trentaine de personnes sur le site.

Depuis, un nouveau camp a été installé par la communauté vietnamienne, sur une autre autoroute qui donne un accès à la Grande-Bretagne.

Pascal Everaere, photographe amateur, bénévole au sein du collectif “Fraternité Migrants Bassin Minier 62”

Match "Handibasket Le Mans" contre "Handibasket Angers" (Championnat de France).

Match “Handibasket Le Mans” contre “Handibasket Angers” (Championnat de France).

Cette photo a été prise lors d’un match de championnat de France : « Handibasket Le Mans » contre « Handibasket Angers ».

Depuis tout gamin, je suis passionné de sport, et de football en particulier. Pendant mon adolescence, j’ai fait la connaissance du Handisport (pratique de l’activité sportive par les personnes en situation de handicap) que j’ai adopté en 1985.

Cette image, à la suite du thème de la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2019, met en exergue le caractère migratoire des sportifs, qui sont tout le temps appelés à partir d’un endroit à l’autre, dans l’exercice de leurs activités. Ainsi, partant de l’essence même du mot « migrer », je pense que les sportifs en sont une illustration parfaite.

Marcel Moukouri, délégué adjoint à la Pastorale des Migrants

Mgr François Fonlupt, évêque de Rodez, préside la messe de la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, le 14 janvier 2018 à Onet-le-Château.

Mgr François Fonlupt, évêque de Rodez, préside la messe de la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, le 14 janvier 2018 à Onet-le-Château.

La célébration, présidée Mgr François Fonlupt, évêque de Rodez, a lieu à l’église St-Joseph Artisan, dans la très cosmopolite commune d’Onet-le-Château, près de Rodez (Aveyron) où est implanté un Cada (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile).

La paroisse Ste-Emilie-des-Causses accueille une communauté sri-lankaise (dont font partie les deux enfants de chœur), beaucoup d’Africains, originaires notamment du Togo, du Congo Kinshasa, de Centre-Afrique et de Côte d’Ivoire mais aussi des personnes venues des pays de l’Est.

Pendant la célébration, nous avons vécu plusieurs temps forts : l’homélie (à partir des 4 verbes et avec des extraits du message du Pape), la prière universelle (avec un chant togolais), la procession des offrandes (avec, entre autres, une clé réalisée par Serge, de RDC, signe de l’ouverture de notre cœur pour bâtir ensemble un avenir dans la fraternité) et la prière du Notre Père pendant laquelle l’évêque a invité tous les migrants de l’assemblée à monter à l’autel. Récitée d’abord en géorgien, l’évêque a ensuite invité à prier tous ensemble, chacun dans sa langue.

La journée a continué avec une centaine de personnes, à la Maison St-Pierre. Chacun a apporté un plat de son pays et est heureux de le faire goûter aux autres. Le repas s’est déroulé dans une ambiance de fête. Nous nous sommes sentis solidaires : titulaires d’un droit de séjour ou déboutés, accueillis ou accueillants. Nous sommes heureux d’avoir eu notre évêque parmi nous. La joie et la fraternité ont régné dans nos cœurs.

Un « photo-langage » a permis à chacun de s’exprimer ; les photos formant bientôt un grand patchwork, symbole d’un vivre ensemble constructif. Les enfants ont exprimé ce qu’ils désiraient le plus aujourd’hui : « Qu’il n’y ait plus la guerre ».

Danyèle Regis, déléguée à la Pastorale des Migrants

Calais, ville fleurie.

Calais, ville fleurie.

Béton, grillages et barbelés défigurent le paysage calaisien et s’étendent toujours plus…
Béton, grillages et barbelés visent à empêcher les exilés de s’introduire dans les bateaux,  les camions ou les trains pour se rendre en Angleterre, leur dernier espoir…
Béton, grillages et barbelés réduisent les espaces de survie des migrants : terrains vagues, friches industrielles, dessous de pont d’autoroutes sont clôturés .
Béton, grillages et barbelés blessent et déchirent les mains de ceux qui tentent de les franchir.
« Qui paye ces murs ? Ces grilles ? Avec tout cet argent, on pourrait faire autre chose, non ? » m’interpelle un exilé.

Joëlle Staquet, Petite sœur de l’Evangile

Rencontre de familles syriennes et irakiennes à Avon, organisée par la Pastorale des Migrants du diocèse de Meaux.

Rencontre de familles syriennes et irakiennes à Avon, organisée par la Pastorale des Migrants du diocèse de Meaux.

Tous les deux mois, la Pastorale de Migrants rassemble environ 25 adultes et une dizaine d’enfants originaires de Centrafrique, RDC, Egypte, Liban, Mexique, Syrie et Irak avec des Français.

Autour d’un repas préparé par chacun, à la manière de chez soi, se vit la joie de la rencontre et du partage des gourmandises, mais aussi de la Parole de Dieu. « C’est Jésus qui est notre rassembleur, malgré nos cultures variées ».

Ce jour-là, le texte partagé est celui de la Pentecôte. Après le repas, les enfants, aidés par deux mamans, confectionnent des objets sur le thème de la journée. Par petits groupes, les adultes sont occupés par un jeu interculturel, « Nouveaux repères », afin de mieux connaître leurs différences et de s’en enrichir mutuellement. Les questions du jeu portent à la fois sur les réalités, les habitudes et les comportements en France, ainsi que sur celles des pays d’origine.

Les questions de ce jeu sont posées en français, anglais et arabe, pour permettre aux joueurs de discuter, même s’ils ne partagent pas la même langue. Beaucoup sont effectivement encore en découverte du français, et ceci grâce aux nombreux bénévoles du Pôle missionnaire qui donnent régulièrement du temps à cet effet. C’est aussi grâce à la bienveillance des membres des paroisses de notre Pôle et de l’Association créée que beaucoup de réfugiés ont pu, à leur arrivée, bénéficier de matériel, d’un accompagnement et même de logements.

14 familles syriennes et irakiennes ont été accueillies. Chaque rencontre est une joie pour chacun !

Martine Morançais, déléguée à la Pastorale des Migrants

Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France (Martinique), Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque de Basse-terre et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), et Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne (Guyane), portent des chasubles ornées de madras, lors du rassemblement du 11 novembre 2017 à Paris.

Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France (Martinique), Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque de Basse-terre et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), et Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne (Guyane), portent des chasubles ornées de madras, lors du rassemblement du 11 novembre 2017 à Paris.

Sur cette photo, prise lors du rassemblement annuel des Antillais et Guyanais, le 11 novembre 2017 à St-Sulpice (Paris), les trois évêques ont revêtu des chasubles ornées de madras : Mgr David Macaire (Martinique), Mgr Jean-Yves Riocreux (Guadeloupe) et Mgr Emmanuel Lafont (Guyane). Le madras fait partie de l’héritage culturel de nos sociétés post-esclavagistes. Il devenu un des symboles de l’identité et de la culture créole.

L’abolition de l’esclavage, promulguée en 1848 par décret pour la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane, provoque une pénurie de main d’œuvre et les propriétaires terriens font venir d’Inde la main-d’œuvre dont ils ont besoin. Beaucoup d’Indiens sont originaires de Madras : c’est ainsi que le tissu qui porte le nom de cette grande ville est introduit dans les colonies.

Le madras a d’abord été porté par des Créoles blanches, puis dans la deuxième moitié du 18ème siècle, par les femmes de couleur. Il est, au fil du temps, devenu une pièce essentielle de la tenue traditionnelle, et de nos jours, l’utilisation du madras est très commune. Orné de dentelles blanches pour les femmes, il est entré dans la confection des costumes pour les jours de fêtes et de grandes occasions.

La liturgie n’est pas en reste, puisqu’à certaines occasions, ce tissu emblématique de nos sociétés créoles y figure. Aujourd’hui, on peut dire qu’il a dépassé le simple cadre de la décoration des tables et des bancs des lieux de culte pour être intégré aux étoles et chasubles que portent les ministres ordonnés. C’est ainsi que lors du rassemblement des Antillo-guyanais, nous voyons les évêques de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane, les autres évêques, les prêtres et les diacres présents, revêtir des habits liturgiques ornés de madras. C’est un acte riche de sens, qui renvoie à notre une histoire, la rend présente dans la célébration eucharistique et nous ouvre à l’action de grâce. Il dit aussi quelque chose d’un vrai processus d’inculturation de l’Evangile dans nos sociétés créoles.

Ainsi, retenons que le madras est un symbole fort notre histoire ; Sa présence dans la liturgie n’est pas anodine ou liée à une quelconque touche exotique ou folklorique. Il invite à l’action de grâce ; Il peut aussi symboliser la fierté du chemin parcouru jusqu’à ce jour.

Le rassemblement du 11 novembre à St-Sulpice est devenu un temps fort incontournable pour beaucoup d’Antillo-guyanais de la région d’Île-de-France mais aussi de province. En effet, chaque année, les trois évêques des Antilles-Guyane, de retour de l’Assemblée plénière des évêques à Lourdes, prennent le temps de s’arrêter à Paris pour nous rencontrer. Nous sommes très touchés par cette marque d’attention. C’est donc l’occasion de nous retrouver autour d’eux pour un temps d’échange, de témoignages et pour célébrer l’eucharistie.

Il rassemble plus de 2.500 personnes. Beaucoup de prêtres de différents diocèses y participent aussi, ce qui nous permet ensuite de tisser des liens avec eux et leur communauté paroissiale, souvent marquée par la présence et l’implication des Antillo-guyanais.

Père Marcel Crépin, aumônier national et Jaklin Pavilla, déléguée à la Pastorale des Migrants du diocèse de Saint-Denis

Dans le diocèse d'Agen, les saisonniers sont réunis autour de leur employeur, serriste près d'Aiguillon (Lot-et-Garonne) et de René Borie, diacre permanent et délégué adjoint de la Pastorale des migrants, le 26 mai 2018, la veille de la "Fête des saisonniers portugais".

Dans le diocèse d’Agen, les saisonniers sont réunis autour de leur employeur, serriste près d’Aiguillon (Lot-et-Garonne) et de René Borie, diacre permanent et délégué adjoint de la Pastorale des migrants, le 26 mai 2018, la veille de la “Fête des saisonniers portugais”.

Une petite équipe de sept saisonniers agricoles portugais vient tous les ans travailler quelques mois chez un serriste producteur de fraises, d’aubergines et de poivrons, des environs d’Aiguillon (Lot-et-Garonne).

La spécificité d’une partie de l’agriculture de notre diocèse d’Agen est l’emploi de travailleurs saisonniers : Portugais, Polonais, Espagnols – une main d’oeuvre adaptée et compétente.

Une équipe de la pastorale des saisonniers (30. 000 emplois saisonniers à durée déterminée) porte l’attention de l’Eglise aux travailleurs saisonniers dans leur vie de famille, de travail et de foi.

Le Père Carlos Caetano, aumônier national des Portugais et directeur du SNPMPI, les a rencontrés, avec leur employeur, le 26 mai 2018, la veille de la « Fête des saisonniers portugais ».

Ce rendez-vous annuel rassemble un grand nombre de personnes en Lot-et-Garonne, le 3ème dimanche du mois de mai. Beaucoup participent à la célébration eucharistique animée par un prêtre lusophone. Cette année, le Père Julio Peixoto, prêtre brésilien du diocèse de Créteil, les a rencontrés le 18 mai.

René Borie, délégué adjoint à la Pastorale des Migrants, diacre permanent (3ème personne en partant de la droite)

Veillée lors du pèlerinage à Assise 5italie) des Tziganes de l'Ecole de la foi du diocèse de Nice.

Veillée lors du pèlerinage à Assise 5italie) des Tziganes de l’Ecole de la foi du diocèse de Nice.

Cette photo a été prise à Assise (Italie), la semaine de Pâques 2017, lors du pèlerinage des Tziganes participant à l’Ecole de la foi, dans le diocèse de Nice.

Comme tous les soirs, une veillée s’improvise autour des musiciens. Tous chantent et les femmes dansent. Ce soir-là, il s’est mis à pleuvoir : la veillée s’est poursuivie dans une chambre. L’ambiance est festive, c’est le dernier jour de voyage, on n’a pas envie de se séparer et la soirée se poursuit tard dans la nuit.

La femme qui danse a toujours fait des pèlerinages : Lourdes, où elle a longtemps été hospitalière, Saintes-Maries-de-la-Mer, Laghet… Elle a toujours pratiqué la cueillette de la rose et du jasmin, fleurs emblématiques autour de Grasse. Elle se déplace aussi pour les cueillettes à Riez. Maintenant plus âgée, elle prépare les repas des cueilleurs car sa vie est auprès d’eux. Elle a la grâce des femmes Roms.

L’homme en arrière-plan est son gendre et celui qui porte un vêtement clair est considéré comme un « patriarche » par sa famille, qui le respecte. Il veille sur chacun d’entre eux et suit leur éducation catholique. Entre autres métiers, il est carreleur.

A Assise, le groupe a été ému lors de la Vigile pascale chez les sœurs Clarisses : les chants, les lectures, les mimes ont touché chacun très profondément. Des liens sincères se sont tissés avec les sœurs qui nous hébergeaient.

L’évêque du lieu, ayant appris la présence d’une communauté tzigane, a invité le groupe à la prière de l’Angélus et a ensuite pris le temps d’échanger et de faire des photos, afin de les diffuser sur le site Internet de son diocèse. Notre groupe a été sensible à l’attention de cet évêque envers des Gitans.

Le regard posé sur les Gens du Voyage est souvent négatif. L’équipe de la Pastorale des Migrants souhaite que ce peuple soit perçu avec le respect qu’il mérite.

Jannick Planeix, membre du bureau de la Pastorale des Migrants

Visite de la permanente de l'Aumônerie polonaise à sa marraine malade.

Visite de la permanente de l’Aumônerie polonaise à sa marraine malade.

La photo représente ma chère marraine à l’hôpital de Cracovie, Janina Kotwica, qui, durant toute sa vie, a servi Dieu. Étant l’épouse du directeur d’une grande et fameuse usine en Pologne à l’époque du régime soviétique, elle a su élever et éduquer ses trois enfants dans la foi catholique. À l’aumônerie polonaise, les visites aux malades se font très régulièrement, que ce soit par la famille, les amis ou autres.

Déjà, à l’accouchement de ses filles jumelles, Janina a témoigné sa confiance et son attachement à la Vierge Marie. En effet, après la naissance de sa première fille, la vie de la deuxième était menacée : elle a alors imploré la Vierge Marie pour qu’elle la sauve. En reconnaissance, elle promit de se priver de viande tous les samedis jusqu’à la fin de sa vie. Et ce, alors que toutes les grandes fêtes étaient organisées ce jour de la semaine et les plats servis contenaient de la viande (Il y a 64 ans, la cuisine végétarienne n’était pas encore connue). Jamais elle ne brisa cette promesse. Très talentueuse et douée, elle préparait elle-même les petites et les grandes fêtes familiales. C’est avec un grand amour qu’elle le faisait, comme tout d’ailleurs dans sa vie. Nos rencontres étaient toujours joyeuses, pleines de couleurs et… de goûts.

Janina puisait à la meilleure source : dès son réveil, elle se mettait à genoux pour faire la prière du matin. Une heure plus tard, elle assistait à la Sainte Messe. C’était une femme belle, pieuse et élégante, qui avait mis de côté sa carrière pour s’occuper de son mari et de ses enfants. Toujours sensible aux besoins des pauvres, elle les aidait en partageant nourriture, vêtements, etc. À la fin de la journée, avant d’aller se coucher, elle priait fidèlement une partie du chapelet, même très tard la nuit.

Il y a cinq ans, elle a perdu son cher mari avec lequel elle avait passé 54 ans : une épreuve très douloureuse pour elle. Puis, elle est tombée gravement malade mais malgré les souffrances et la déformation de son corps, elle rayonnait de joie, de bonne humeur et surtout de confiance en Dieu.

Le Seigneur l’a appelée le samedi (jour de la Vierge Marie) à 21h (heure de l’appel à Czestochowa). Cela semble très significatif. Notre rencontre a eu lieu deux semaines avant sa mort, à l’hôpital de Cracovie où je suis allée exprès pour la rencontrer. Ma chère marraine était – comme d’habitude – souriante, rayonnante et très contente de me voir. Le chapelet, son compagnon inséparable, était posé sur son chevet. Je remercie Dieu d’avoir eu une marraine qui, durant sa vie, semait l’amour, la bienveillance, la foi et l’ardeur ainsi que l’attachement à Dieu.

Si les personnes isolées ou malades le demandent à l’aumônerie polonaise, elles reçoivent aussi la visite des prêtres pour pouvoir se confesser, recevoir la communion ou encore le sacrement de l’onction, à n’importe quelle heure. Quant aux fruits de ces visites, ils sont abondants. Tout d’abord, celui qui donne, reçoit. Ensuite, chaque rencontre avec les plus fragiles nous rappelle que notre vie est éphémère et à travers cette rencontre, nous nous rapprochons d’un mystère, celui de la Passion de Jésus-Christ. Enfin, ces visites permettent de changer notre regard sur la vie et nous apprennent à accepter la volonté de Dieu et à nous réjouir de tout ce qui nous arrive.

Gosia Dudek, permanente

Venu du Darfour (Soudan), Ismail est passé par Calais puis a été accueilli à Metz. Bien que musulman, il est chef chez les Scouts et Guides de France.

Venu du Darfour (Soudan), Ismail est passé par Calais puis a été accueilli à Metz. Bien que musulman, il est chef chez les Scouts et Guides de France.

Ce selfie est un portait d’Ismaïl, venu du Darfour, passé par Calais puis accueilli à Metz.

Depuis 2 ans, bien que musulman, il fait partie des Scouts et Guides de France. D’abord aide-boulanger dans une grande surface, il travaille désormais comme boulanger pour une chaîne. Au mois de juillet, il partira comme chef scout avec les Louveteaux. Il a écrit ce texte pour sa promesse.

« Chant de l’histoire de ma vie »

L’histoire de ma vie avait commencé avec toi,

Et toi, ô scout, tu es mon âme et ma vie.

Tu as réalisé mon intégration et tu es mon remède.

Mon cœur te réclame et t’appartient, ô scout.

***

J’étais seul à déambuler, sans ami pour me consoler,

Jusqu’à ce que j’aie les solutions. Qui saura m’écouter ?

Où sont les solutions et qui saura m’écouter ?

Je resterai toujours avec toi, toi seul, ô scout.

***

Mon amour envers toi est clair, je suis avec toi, n’aie crainte.

J’ai traversé les montages et les déserts pour te retrouver.

Tu es mon chemin vital et mes souvenirs sont avec toi.

Nous nous sacrifions pour toi jusqu’à la mort, vous êtes uniques, ô scouts.

***

Tu es splendide, ô globe. Ton sol est un paradis verdoyant

Sur lequel on apprécie les soirées et les nuits au clair de lune.

Tes cubs (lionceaux) m’ont épaté et les scouts me comprennent.

Nous nous sacrifions pour toi jusqu’à la mort. Vous êtes uniques, ô scouts.

Le blé des Capverdiennes au Pèlerinage des migrants à Fatima en 2018.

Le blé des Capverdiennes au Pèlerinage des migrants à Fatima en 2018.

Le 13 août 1940, un groupe de jeunes de la Jeunesse Agricole Catholique (JAC), des 17 paroisses du diocèse de Leiria (Portugal), offrait 30 boisseaux de blé destinés à la fabrication d’hosties pour le sanctuaire de Fatima. Depuis cette année, des pèlerins du monde entier assurent la continuité de cette offrande, lors du Pèlerinage international des migrants au sanctuaire de Fatima.

Sur cette photo, un groupe de femmes capverdiennes présente leurs sacs de blé à Mgr Arlindo Gomes Furtado, évêque de Santiago de Cabo Verde, premier cardinal capverdien et président du pèlerinage annuel de 2018.

Les Capverdiennes font partie de la paroisse d’Amora (diocèse de Setúbal, au sud de Lisbonne), connue pour son identité multiculturelle et l’attention à la pastorale d’accueil et de communion.

L’aumônerie portugaise participe chaque année à l’animation de la veillée du Pèlerinage des migrants. Tout au long de la nuit, chaque heure est animée par un groupe différent qui dirige les célébrations programmées : chemin de croix, adoration eucharistique, prière du chapelet, célébration de la Sainte Messe, etc.

Tous les migrants savent que le 12 et le 13 août sont les jours où, chaque année, nous nous rencontrons à Fatima.

Père Carlos Caetano, cs, Aumônier national des Portugais et Directeur du SNPMPI

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